L’autosuffisance alimentaire en Abitibi-Témiscamingue

L'autosuffisance alimentaire en Abitibi-Témiscamingue

L’autosuffisance alimentaire en Abitibi-Témiscamingue

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À quoi penser si vous désirez augmenter votre autonomie alimentaire en Abitibi-Témiscamingue?

Si vous visez une certaine forme d’autosuffisance ou d’autonomie alimentaire, sachez que vous n’avez pas besoin d’habiter au sud du Québec. Même en Abitibi-Témiscamingue, en zone 2, il est possible d’arriver à être autonome en légumes, en viande ou autres. Je vous parle ici de quelques réflexions que vous pourriez avoir avant de débuter votre projet d’autosuffisance.

Les différentes formes d’autosuffisance

Quand on parle d’autosuffisance, on s’imagine souvent vivre dans un milieu reculer, sans communication, avec nos animaux de ferme. Mais, il faut savoir que l’on peut opter pour une autonomie alimentaire et non l’autosuffisance (puisqu’il est pratiquement impossible d’être 100% autosuffisant). L’autonomie alimentaire peut prendre plusieurs formes. Il n’est pas question de faire toutes les choses seul de son côté. Ni d’opter pour une autonomie complète.

Plusieurs projets inspirants en Abitibi-Témiscamingue

J’ai eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes de la région qui ont a coeur le jardinage. Certain(es) d’entre eux ont différents projets d’autosuffisance :

Si vous connaissez d’autres jardiniers qui ont une passion pour le jardinage, je suis curieuse de les rencontrer!

Autonome avec ou sans viande

Les personnes qui désirent débuter leur parcours vers une plus grande autonomie vont souvent commencer avec des poules. Avoir des animaux est souvent facilitant quand on vise l’autosuffisance, mais rares sont les personnes qui fabriquent également leur moulée. Les animaux permettent d’avoir une protéine, mais aussi de fournir une grande partie du fumier pour nourrir le sol des jardins. Se nourrir de viande apporte également son lot de questionnement, surtout dans une optique écologique (si comme moi le débat vous intéresse, je vous invite à lire La chèvre et le chou).

En permaculture, l’animal fait partie du système alimentaire et il est moins fréquent de voir des fermettes sans animaux.

Se nourrir de la forêt

Difficile de parler d’autonomie alimentaire pour l’Abitibi-Témiscamingue sans parler de chasse. En effet, elle souvent perçu et pratiqué comme une activité sportive plus que dans une optique d’autosuffisance. Bien que je connaisse plusieurs chasseurs qui se nourrissent uniquement de viande de chasse. J’ai lu un texte un jour qui disait que la façon la plus écoresponsable de se nourrir est souvent la manière dont les peuples premiers se nourrissaient sur le territoire. Alors, il va de soi de considérer la chasse et la cueillette sur un territoire comme le nôtre.

Il est bien entendu nécessaire de le faire dans une optique responsable et en respect de l’équilibre de l’écosystème.

Beaucoup de travail et des investissements

Il y a d’autres questions que vous devez vous poser si vous désirez augmenter votre autonomie alimentaire :

  • Combien de temps ai-je par semaine à consacrer à mon alimentation?
  • Est-ce que mon terrain/potager a une assez grande superficie?
  • Combien suis-je prêt à investir monétairement?
  • Quelles sont les installations qui seront nécessaires?
  • Est-ce que je désire que ma maison soit autonome? Etc.

Commencer par un petit jardin

Sinon, logiquement, je vous conseillerai de commencer petit et de grossir graduellement. 😉 Ça paraît logique, mais bien des gens qui débutent en jardinage voient trop grand et se découragent. Vous pouvez commencer par un potager de 10 m2 ou des bacs surélevés. Pour ma part, après l’évolution de plusieurs années, avec environ 6 000 pieds carrés, nous arrivons à atteindre une autonomie en légumes pour 2 personnes. Le but est de ne pas vous décourager et de découvrir les moments importants de la saison. Le printemps est de loin la saison la plus intense suivie de l’automne.

Faire des choix et des concessions

Il faut se le dire, l’autosuffisance ce n’est pas courir dans un champ de fleurs avec une robe de lin, panier d’osier à la main. C’est du travail physique, c’est se salir les mains et travailler de longues journées. Il faut aussi faire certaines concessions, surtout pour ceux qui désirent avoir des animaux. Il est difficile voir impossible de quitter la maison longtemps pour des vacances (de là, le fameux terme anglais homestead). De toute façon, les grands jardins nous occupent tellement qu’il est difficile de sortir de chez soi.

Je vous souhaite que tout comme moi, ce mode de vie soit synonyme de fierté et non de fardeau. 😉

Si vous avez besoin d’accompagnement (en Abitibi-Témiscamingue) pour vos projets de jardin ou de petits animaux, n’hésitez pas à me contacter! Vous pouvez également vous inscrire au Cours de jardinage écologique!